Paroles d'acteur #20 - Théo Touvet

Rencontre

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Bar d'entracte


Rencontre

mer. 11 mai. / 12 h 30


Entrée libre dans 
la limite des places disponibles

Renseignements
04 77 25 14 14
 

Durée estimée
1 h

Un mercredi par mois, les élèves-comédien(ne)s rencontrent un(e) comédien(ne) présent(e) dans la programmation  de La Comédie.

Théo Touvet


2013 Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, Paris
2012 Centre National des Arts du Cirque, ChâlonsenChampagne
2011 École Nationale des Arts du Cirque de RosnySousBois

En 2005, Théo Touvet a 17 ans, il vient d’obtenir la mention très bien au bac S. Le temps des études supérieures est arrivé. Le choix n’a pas été simple mais Théo a pris sa décision. Il souhaite s’inscrire en classes préparatoires pour intégrer ensuite une école d’ingénieur. Stupéfaction familiale générale, gros yeux étonnés de sa mère : « Mais tu ne crois pas que tu serais plus épanoui sur un trampoline ? ». C’est que Madame Touvet a toujours vu son fils heureux dans une salle de gymnastique, au conservatoire, sur un cheval, devant un public en costume de magicien ou bien sur la plage en train de faire des acrobaties. Heureux ? Le sera‐t‐il devant des classeurs alourdis d’équations, de formules mathématiques et de formes géométriques ? Car son fils, il est vrai, nourrit un rêve depuis l’enfance. Le cirque, un rêve d’enfant. À 4 ans, Théo le sait et le dit déjà « Quand je serai grand, mon métier sera Cirque Plume ». Pierre et Bernard Kudlak, cofondateurs du Cirque Plume, sont des amis intimes de ses parents.
À 17 ans, il danse, joue du trombone, fait de la gym, monte à cheval, jongle, dessine ou écrit. Le bac S en poche, il est admis à l’École nationale des Arts du Cirque de Rosny‐sous‐Bois, l’ENACR, son « rêve ultime ». Mais voilà, il a réfléchi et c’est finalement à la prépa au Lycée du Parc de Lyon qu’il effectuera avec enthousiasme sa rentrée. Un détour seulement. « Enfant, j’ai côtoyé de nombreux artistes. Je connaissais leur joie de vivre, leur talent mais aussi
leurs galères. Le mal de dos qui arrive au galop, les chevilles des acrobates qui s’affaiblissent. Comment se reconvertir ? C’est une question à laquelle j’ai réfléchi », explique Théo. En entrant à l’École Normale Supérieure de Lyon, puis à l’École polytechnique au niveau Master, l’étudiant sait ainsi qu’il ne se ferme aucune porte pour l’avenir. « Mes études m’ont fait mûrir tout en me permettant d’élargir ma vision du monde. Ce que j’ai appris à l’École Polytechnique me servira toute ma vie. Si un jour mon corps est trop fatigué, je reviendrai peut-être vers les sciences », avoue‐t‐il.
Utiliser les sciences au profit de l’environnement. Sa parenthèse scientifique, Théo la consacre à la physique, à la mécanique des fluides et aux sciences du climat. Poussé par sa nouvelle passion, il part analyser les changements océaniques et climatiques en Inde et aux États‐Unis, au prestigieux Massachusetts Institute of Technology, puis à la NASA.
Un parcours exaltant qu’il décide pourtant d’arrêter en 2011 pour intégrer, enfin, l’ENACR, puis le Centre National des Arts du Cirque. Un artiste engagé « Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve ». « J’aimerais aussi les faire réfléchir sur un autre modèle possible de la société, une société plus respectueuse de l’homme et de l’environnement ». Poussé par son désir de transmettre ses idéaux et ses convictions « le plus justement possible par la finesse du jeu et la force des mots », Théo se forme actuellement au Conservatoire national supérieur d’Art dramatique à Paris. Le théâtre et le cinéma, comme le cirque et la danse, une autre façon pour lui d’être libre et de se sentir vivre.