Comment échapper au game over, et mettre fin au cauchemar éveillé de la dictature ?

Dans Space invaders, adapté du roman choral de l’autrice chilienne Nona Fernández – également présente au plateau en tant que comédienne – quatre femmes revisitent par le biais de leurs souvenirs, un fait qui a cruellement marqué leur enfance. Un matin de l’année 1985, Estrella Gonzalez, alors toute petite fille, ne se présente plus à l’école.Aujourd’hui, ses anciennes camarades de classe convoquent pour nous les circonstances de sa disparition mystérieuse.

Au travail de la mémoire, se superposent également nombre de rêveries subjectives. L’ensemble de ces réminiscences, souvent fantomatiques, suit par ailleurs la trame de « Space Invaders ». Ce célèbre jeu vidéo du genre des shoot them up – littéralement « abattez-les tous » – imprègne le récit d’une atmosphère singulière, évoquant de façon indirecte ce qu’a pu signifier grandir durant les années les plus sombres de la dictature chilienne. À travers cet alliage détonnant, c’est aussi le portait de toute une génération qui se dessine, celle de tous ces enfants impuissants à l’époque, mais qui refusent aujourd’hui l’amnésie.

Co-accueilli avec La Passerelle – Saint-Just-Saint-Rambert

Dans le cadre du Festival Sens interdit

Distribution

texte d’après la nouvelle Space Invaders de Nona Fernández / mise en scène Marcelo Leonart / avec Carmina Riego, Roxana Naranjo, Francisca Márquez, Nona Fernández, Nicolás Jofré scénographie et costumes Catalina Devia / création lumière Andrés Poirot

production Francisca Babul / coproduction Corporación Cultural de Quilicura, Fundación Teatro a Mil et Teatro UC

© Centro GAM production déléguée Festival Sens Interdits, Théâtre du Point du Jour et Théâtre de Vénissieux / avec l’appui de la DIRAC – Dirección de Asuntos Culturales del Ministerio de Relaciones Exteriores, le soutien de l’ONDA