Ils sont dix. Ils ont pour eux d’être jeunes. Ils se rencontrent un été dans un de ces coins perdus de France où l’on se sent rescapés d’une catastrophe comiquement sinistre qui s’appelle la vie adulte. Aux alentours, tout le monde semble quadragénaire, autant dire centenaire. C’est ça qui les rapproche. Ça fait une bande disparate. Ils n’ont peut-être que ça en commun, leur adolescence. Ça les rend à part. Contre tous les autres. Ils sont d’une patience infinie face aux journées interminables bercées de visions apocalyptiques des adultes qui vous jugent, à l’ombre des terrasses, incapables de sauver le monde. Les secondes passent aussi lentement que les battements de leur coeur neuf dans leur poitrine. Un organe qu’ils décident de mettre à l’épreuve. Non, pas l’amour non, l’amour est tellement galvaudé en France en 2017. Si ce n’était pas d’amour mais de courage que manquent les temps présents ? Ils vont jusqu’au bout, rarement beau à voir le bout, oui, même d’un sentiment apparemment aussi noble que le courage. Ça les conduit à un drame qui les fait se séparer. De toutes les façons l’été est fini. Dix ans après, le secret découvert, ils reviennent. Ils ne sont plus les mêmes. Les cœurs ont déjà battu un certain nombre de fois et ils ont à perdre ce qu’ils commencent à construire. Voilà qu’il faut faire face au passé et à ses fruits. Une autre forme de courage ?

Pauline Sales écrit une pièce sur mesure pour les jeunes acteurs de la promotion 28 de L’École de la Comédie de Saint-Étienne dont elle est marraine.

Distribution

texte Pauline Sales | mise en scène Arnaud Meunier | avec les élèves comédien(ne)s Solène Cizeron, Fabien Coquil, Vinora Epp, Romain Fauroux, Hugo Guittet, Cloé Lastère, Fatou Malsert, Alexandre Paradis, Noémie Pasteger, Flora Souchier | photo © Sonia Barcet

 

en partenariat avec Le Préau Centre Dramatique National de Normandie – Vire