présentation

« Il est plus facile de casser un atome qu’un préjugé, disait Einstein. Moi je dis, il est plus facile de casser un code que de casser un préjugé ».
Alan Turing

Pourquoi la société détruit-elle ses meilleurs éléments ? s’interroge le metteur en scène Vladimir Steyaert. Dans cette nouvelle création, il croise le destin de plusieurs personnalités qui en leurs temps et dans leurs domaines respectifs, ont su briser les règles pour éclairer notre monde. Dans une dramaturgie morcelée qui entremêle sans cesse fiction et documents réels, cohabitent au plateau, le philosophe Giordano Bruno (1548-1600), la sculptrice Camille Claudel (1864-1948), le mathématicien et cryptologue Alan Turing (1912-1954) et enfin Chelsea Manning, l’ex-analyste du renseignement américain, qui a fait fuiter des milliers de documents classés secret-défense en 2010.

Chaque personnage s’exprime selon son propre mode, oratoire, plastique, scientifique ou numérique. Chacun possède son propre espace ingénieusement imaginé par le scénographe Rudy Sabounghi. Codebreakers aborde une multitude de sujets passionnants qui dialoguent avec notre époque ; la notion d’héritage collectif, l’importance de la reconnaissance, les violences de l’enfermement, la douleur d’une sexualité entravée.

Distribution

texte et mise en scène Vladimir Steyaert | avec Maïanne Barthès* , Christophe Brault, Vincent Hennebicq, François Sauveur | scénographie et costumes Rudy Sabounghi | lumière Yann Loric | vidéo Vladimir Steyaert assisté de Camille Sanchez | son Jean- Christophe Murat | recherches dramaturgiques Charles-Éric Petit | stagiaire à la mise en scène Clémentine Vincent | © DR

* issue de L’École de la Comédie

Autour du spectacle

| projection Cinémathèque | Camille Claudel 1915 de Bruno Dumont (2013) | ven. 29 mai | 14 h 30 | présentée par Vladimir Steyaert