présentation

Cette insoutenable fragilité que je ne voulais pas apprivoiser m’a rendu dingue,
parano, mytho, rêveur, lâche et malade. Je m’étais décidé à fuir

et non à être. J’ai couru alors me cacher dans une maison.

Et Dieu ne pesait pas lourd… est né de la rencontre de deux compagnons de théâtre. L’un revenait de Brazzaville où la situation était explosive, l’autre cherchait à agir pour vaincre un sentiment d’impuissance et faire quelque chose de son indignation. Lors de cette nuit de colère partagée, Frédéric Fisbach demande un texte à Dieudonné Niangouna. Quelques mois plus tard, ce dernier lui fait parvenir cette partition pour un « vociférateur », qui traverse en diagonale toute l’actualité de notre siècle. La pièce relate la trajectoire d’un personnage nommé Anton. Dans sa cellule, seul face à l’objectif de la caméra, Anton nous raconte à la manière d’un thriller politique sa jeunesse dans les années 70, jusqu’à sa captivité dans un désert d’Orient. Il règle ses comptes avec l’époque, avec les autres, avec lui-même. Dans cette pièce baroque à la structure gigogne, tendue entre le récit tragique d’un Théramène et les fantaisies délirantes d’un comédien de stand up, on retrouve la langue sidérante de Niangouna, l’une des plus puissantes du paysage théâtral contemporain.

Distribution

texte Dieudonné Niangouna | mise en scène et jeu Frédéric Fisbach | dramaturgie Charlotte Farcet | collaboration artistique Madalina Constantin | photo © Pascal Gely | en cours

production MC93 – Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Ensemble Atopique 2 (en cours)

remerciements au Grand T – théâtre de Loire-Atantique | le décor est construit dans les ateliers de la MC93 | texte publié aux Éditions Les Solitaires intempestifs | création le 11 janvier 2018   à la MC93 – Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis

 

Autour du spectacle

rencontre en bord de scène | jeu. 5 avril | à l’issue de la représentation