Présentation

 

Les poèmes se font à peu près comme les canons.
On prend un trou et on met quelque chose autour.

Un poème, pour Claudel, c’est d’abord du silence, et puis du langage autour. On pourrait dire la même chose du jeu d’acteur.rice. Il faut donner toute sa puissance au langage mais cette puissance n’est rien si elle ne discute pas avec le silence : le présent, la charge intime, la résonance de ce qui vient d’être dit, l’image, ce qui agite le monde hors des murs du théâtre…

L’écriture de Claudel a ceci de particulier qu’elle montre un chemin à l’acteur.rice pour atteindre cette double exigence. Où trouver le souffle nécessaire pour dire ce verset interminable ? Pourquoi s’arrêter au milieu de cette phrase ? Comment dire ça après ça ? D’où je parle ? Autant d’énigmes du langage dont les réponses sont à chercher, justement, dans tout ce que le langage ne dit pas.

« J’aimerais travailler avec ces jeunes acteur.rice.s sur L’Otage et Le Pain Dur. D’abord parce que les personnages principaux ont à peu près leur âge. Et aussi parce que ces deux pièces ont pour toile de fond l’Histoire de France : l’une a lieu juste après la révolution de 1789, l’autre juste avant le Printemps des Peuples de 1848. Des périodes de confusions politiques, où les frontières entre névroses individuelles et névroses collectives, sont plus fines que jamais. »

Distribution

avec les élèves comédien.ne.s Lina Alsayed, Yohann-Hicham Boutahar, Ambre Febvre, Brahim Koutari, Chloé Laabab, Jonathan Mallard, Élise Martin, Djamil Mohamed, Julia Roche, Mikaël Treguer, Pierre Vuaille | © Sonia Barcet