Présentation

 

Tout a été dit, écrit, décortiqué sur Molière. Et pourtant, le jouer reste un défi renouvelé. Que de simplicité, d’évidence de situations, de dialogues, tout semble aller de soi. La profondeur des contradictions humaines, cette « simple harmonie », « ce bon sens qui fait parler le génie », « cet amour pour l’âpre vérité » qu’eût cet homme « si fier en sa naïveté », « cette mâle gaité si triste et si profonde que lorsqu’on vient d’en rire, on devrait en pleurer » (Alfred de Musset), comment en rendre compte pour nous, acteur.rice.s ?

Quel mystère que cet « homme aux rubans verts qui se fâchait jadis pour quelques mauvais vers » ! Quelle opacité revêt Célimène ! Quelle énigme que ce Tartuffe ! Et Toinette ! Et Don Juan ! Et Elvire ! Scapin, Philaminte, Sganarelle, Bélise, Argan, Elmire, Orgon, Dorine, Harpagon, Arsinoé, Jourdain…

Travailler Molière, c’est se plonger au coeur même de notre métier, c’est aussi se propulser dans notre mémoire, notre répertoire le plus national et le plus universel à la fois, le plus « classique » de nos classiques et toujours d’une contemporanéité indépassable.

C’est, pour nous autres, « incarneur.euse.s des passions humaines », toucher à l’impossible « qu’il faut bien vivre, vaille que vivre ». La mélancolie à l’état pur.

Distribution

avec les élèves comédien.ne.s Lina Alsayed, Yohann-Hicham Boutahar, Ambre Febvre, Brahim Koutari, Chloé Laabab, Jonathan Mallard, Élise Martin, Djamil Mohamed, Julia Roche, Mikaël Treguer, Pierre Vuaille | © Valérie Borgy