Présentation

« Radio live », porte voix de la nouvelle génération engagée !
Télérama

Dans le prolongement des documentaires qu’elles ont réalisés sur la jeunesse pour France Inter et France Culture, Aurélie Charon et Caroline Gillet animent des sessions live. Lors de ces rencontres qui s’apparentent à un genre de « vraies fausses » émissions de radio, les deux journalistes donnent la parole à plusieurs jeunes gens qui, à leur manière, interrogent la démocratie, font bouger les lignes. Ils.elles, viennent d’Alger, de Moscou, Gaza, Téhéran, Istanbul, Sarajevo, Beyrouth, Jérusalem… De France aussi, de la région stéphanoise d’ailleurs pour deux des personnages présents sur ces soirées à La Comédie. Membres d’une génération (20-30 ans) non résignée, ils ont tous décidé d’agir, d’entrer en résistance. Dans des langues parfois différentes, ils nous confient leur quotidien, leur engagement. Dans ces témoignages, il est
question de sujets aussi divers que la démocratie, le droit des minorités, la place des femmes, ou les nouveaux modes d’action…

En parallèle de ces interviews, l’illustratrice Amélie Bonnin dessine en direct, envoie des vidéos d’archives, travaille l’image sur un grand écran. Une session de musique live a également lieu en présence d’un artiste spécialement choisi pour l’occasion en partenariat avec Le fil.

À Saint-Étienne, quatre personnages seront sur scène pour nous parler de leur histoire :

Martin France, 25 ans (Verton, France)
Martin a grandi dans le Nord Pas de Calais, dans la famille « France », agricultrice depuis des générations. Son père est un des premiers agriculteurs maraîchers bio de la région, à l’époque, on l’appelle « le sorcier ». Martin a voyagé : au Cameroun, en Guadeloupe. Il veut réfléchir à une agriculture solidaire et responsable. Revenir à la ferme de son père, reprise par sa sœur, et faire de la formation et de la réinsertion sociale.

Sumeet Samos, 27 ans (Koraput Disctrict / New Delhi, Inde)
Sumeet appartient à ceux désignés comme les « Intouchables » en Inde, parias de la société. Adolescent il apprend seul l’anglais et réussi à intégrer la prestigieuse université JNU à New Delhi. Il se bat pour l’éducation des jeunes de basse caste dans sa région. Il s’engage en écrivant des chansons rap sur la condition des Dalits.

Hala O’Rajab, 27 ans (Syrie, exil à Lyon)
est née dans un village de Syrie en 1992 dans une famille communiste. Son père était opposant du régime syrien et avait déjà passé 5 ans en prison quand en 2011, la révolution syrienne commence. Son père doit quitter la Syrie pour l’Egypte, la famille est menacée. Hala est obligée d’arrêter ses études de droit pour travailler. En 2015, alors qu’il essaie de retrouver sa famille, le père d’Hala est arrêté, emprisonné et décède. Fin 2015, Hala et ses sœurs choisissent de quitter la Syrie pour rejoindre Lyon où Hala entame des études de cinéma. Elle vient de terminer ses premiers courts métrages à la CinéFabrique.

Naby Sylla, 20 ans (Guinée, Saint-Étienne)
Naby, a grandi dans un village Guinéen. Son père y était imam, très strict et Naby ne trouvait pas sa place dans cet environnement très religieux. Puisqu’il rêvait de continuer les études, il part à 12 ans dans la capitale à Conakry pour le collège, chez sa tante. Il se retrouve finalement dans une situation très difficile chez ces cousins et n’est pas autorisé à suivre les cours. Avec son amoureuse, ils decident alors de fuir et rejoindre l’Europe en bateau en 2018. Il avait toujours rêvé de Saint-Étienne, il y travaille aujourd’hui comme animateur et entraîneur de basket à l’Amicale laïque de Côte-chaude.

Presse

Télérama | “Radio Live”, porte-voix de la nouvelle génération engagée | Irène Verlaque

 

Distribution

conception Aurélie Charon, Caroline Gillet, Amélie Bonnin | création image Amélie Bonnin | écriture scénique Aurélie Charon et Amélie Bonnin | installation scénique Pia de Compiègne | © Amélie Bonnin

production radio live production | coproduction MC93 – Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis | avec le soutien de l’Institut français, de la Maison des Métallos et de la Fondation d’entreprise Hermès

Avec la complicité du Fil et de Radio dio