WIP (Work in progress) - atelier spectacle

Vincent Farasse, Pauline Peyrade, Guillaume Poix, Roland Schimmelpfennig / Pauline Sales, Guillaume Poix

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Salles de l'école et
salle du 5e étage

Atelier d'interprétation
du lun. 27 fév. au ven. 30 mars

Biennale internationale
design Saint-Étienne

7 rue de la République

mar. 4 et mer. 5 avr. /
de 16 h à 19 h

entrée libre

40 rue de la République

jeu.6 et ven. 7 avr. /
de 16 h à 19 h

entrée libre

Cité du design (Bâtiment des H - salle 2)

sam. 8 avr. /
de 16 h à 19 h

Cité du design (Bâtiment des H - salle 6)

dim. 9 avr. /
de 16 h à 19 h

La Comédie de Saint-Étienne (salle du 5e étage)

jeu. 13 avr. / 20 h

entrée libre / réservation conseillée

et en tournée dans les établissements scolaires et nos
différents partenaires
(dans le cadre de l’action culturelle et artistique) du 10 au 14 avr.

En avoir ou pas, jongler avec plusieurs, l'aimer ou le détester, en trouver coûte que coûte, le garder précieusement, en changer radicalement, et s'en passer, le pourrait-on ? Le travail et son pendant le chômage sont au centre de nos vies et la préoccupation majeure de nos politiques. François Hollande a lié son avenir présidentiel à l'inversion de la courbe du chômage. Le projet de loi travail mené par Myriam El Khomri fait couler beaucoup d'encre et descendre les jeunes dans la rue.

En effet, qu'allons-nous être en mesure de leur proposer demain ? Quatre écrivains de théâtre se saisissent de ces questions au travers de différentes situations.
Ces pièces, dans leur ensemble ou par module séparé, sont conçues pour être présentées dans n'importe quel cadre et aller au-devant de différents publics, notamment les jeunes générations, et ouvrir des espaces de discussion.

 

 

Avec les élèves de 2e année (promotion 28) de L’École de la Comédie

Une douleur aux cervicales, Vincent Farasse
Vinora Epp, Hugo Guittet

Frankenstein, Pauline Peyrade
Solène Cizeron,Fatou Malsert, Flora Souchier

Au plaisir, Guillaume Poix
Fabien Coquil, Romain Fauroux, Cloé Lastère

Push Up, Roland Schimmelpfennig, traduction Henri-Alexis Baatsch
Alexandre Paradis, Noémie Pasteger

 

Sous la direction de Pauline Sales et Guillaume Poix

 

Les textes de Vincent Farasse, Pauline Peyrade et Guillaume Poix sont des commandes d’écriture faites aux auteur(e)s par L’École de la Comédie et Le Préau – Centre dramatique de Normandie – Vire

En partenariat avec la 10e Biennale internationale Design Saint-Étienne

 




Pauline Sales

Pauline Sales est comédienne, metteure en scène et auteure d’une quinzaine de pièces éditées pour la plupart aux solitaires intempestifs. Elles ont, entre autre, été mises en scène par Jean Bellorini, Jean-Claude Berutti, Marie-Pierre Bésanger, Richard Brunel, Philippe Delaigue, Lukas Hemleb, Laurent Laffargue, Marc Lainé, Kheireddine Lardjam et elle-même. Plusieurs de ses pièces sont traduites et ont été représentées à l’étranger.
De 2002 à 2007, elle a été auteure associée à la Comédie de Valence. Elle collabore avec Silvia Berutti-Ronelt et Philippe Le Moine à la traduction de pièces du répertoire contemporain de langue allemande et anglaise traduites vers le français.
Depuis janvier 2009, elle codirige avec Vincent Garanger le Préau – Centre dramatique de Normandie – Vire où ils mènent un travail de création principalement axé sur la commande aux auteurs.
En 2015, elle écrit avec Fabrice Melquiot un théâtre feuilleton Camiski ou l’esprit du sexe coproduit par six centres dramatiques, dont les épisodes ont été mis en scène par Richard Brunel, Johanny Bert, Guy-Pierre Couleau, Pauline Buerau, Yves Beaunesne et Arnaud Meunier.
Elle fait partie de la coopérative d’écriture qui réunit treize écrivains français et propose diverses expériences d’écriture.
Elle est marraine de la promotion 28 de L’École de la Comédie de Saint-Étienne.

Guillaume Poix

Normalien et diplômé de l’Ensatt en écriture dramatique, Guillaume Poix est comédien, dramaturge, auteur et metteur en scène.
Formé au cours Florent, il joue au cinéma dans Un beau dimanche de Nicole Garcia (2013). Il poursuit sa collaboration avec la comédienne et réalisatrice française en lisant à ses côtés, et avec Inès Grunenwald et Pierre Rochefort, 14 de Jean Echenoz au Théâtre du Rond-Point en octobre 2014. Il participe régulièrement aux lectures organisées par le Marathon des mots de Toulouse et a prêté sa voix au documentaire radiophonique de Clémentine Deroudille consacré à Robert Doisneau pour France Culture.
En 2013, il est dramaturge et assistant à la mise en scène auprès de Valérie Nègre pour La Favorite de Donizetti au Théâtre des Champs-Élysées.
Avec le créateur sonore Guillaume Vesin, il cofonde la compagnie Premières Fontes. Leur premier spectacle, Le Groenland de Pauline Sales, se joue au Théâtre des Clochards Célestes à Lyon en avril 2014. Leur deuxième spectacle, Festival, est créé à Lyon en mai 2015 au Théâtre Le Fou.
Il réalise actuellement une thèse en études théâtrales à l’université de Paris Ouest – Nanterre – La Défense sous la direction de Christian Biet. Ses travaux de recherche portent sur la représentation du deuil dans le théâtre d’après 1945. Il est l’auteur de deux articles consacrés à l’oeuvre théâtrale de Jean-Claude Grumberg dans la revue Europe (octobre 2011) et Théâtre aujourd’hui (juin 2012).
Pour la collection Librio, il conçoit de nouveaux dossiers pédagogiques et dramaturgiques à l’occasion de la réédition des oeuvres de Molière en 2015.
Il est l’auteur de plusieurs pièces de théâtre : Les Présomptions, sélectionnée en mars 2013 à la Mousson d’hiver, Virgile n’a pas les épaules, lue par l’Atelier volant au Théâtre national de Toulouse en juin 2013 ; Wave, commande de l’Institut français de Cotonou (Bénin) où elle est jouée en mars 2015 ; Waste, sélectionnée par la Mousson d’été où il en dirige la lecture en août 2015. Straight, enfin, lauréate des Journées de Lyon des auteurs de théâtre 2014 et de l’aide à la création du Centre national du théâtre en novembre 2014, finaliste du prix Sony-Labou-Tansi des lycéens 2015-2016, et sélectionnée au festival Regards croisés 2015, est sa première pièce publiée aux éditions Théâtrales. Elle a reçu en 2016 le prix Godot des lycéens.
Dramaturge associé au Poche/GVE (Genève), sous la nouvelle direction de Mathieu Bertholet, pour la saison 2015-2016, Guillaume Poix vit et travaille à Paris.

Pauline Peyrade

Pauline Peyrade étudie la mise en scène à la Royal Academy of Dramatic Art (Londres). En 2012, elle intègre le département écriture dramatique de l’Ensatt, dirigé par Enzo Cormann et Mathieu Bertholet. La même année, elle crée la revue Le bruit du monde. Elle est l’auteure de 0615366417, lauréat du Cross channel Theatre, présenté en anglais au Soho Theatre (Londres) et mis en ondes sur France Culture en 2015 ; Vingt centimètres, lu à la Mousson d’hiver en 2014 et au Théâtre national de Toulouse en 2015 ; et Ctrl-X, mis en scène par Cyril Teste en 2016 et publié aux Solitaires intempestifs. En 2015, elle propose deux pièces dans le Festival IN d’Avignon, EST, créée avec Justine Berthillot pour les Sujets à Vif, et TIR [je n’étais pas amoureux de toi], lue pour le projet Binôme. En 2016, elle devient auteure associée au Centre dramatique national de Montluçon – Auvergne, dirigé par Carole Thibaut.

Vincent Farasse

Après des études en Lettres supérieures et une licence de philosophie, Vincent Farasse poursuit des études musicales en chant lyrique. Il intègre ensuite l’Ensatt en tant que comédien et y met en scène Je puis n’est-ce pas laisser la porte ouverte, trois nô modernes de Mishima. Il en sort en 2005, joue notamment sous la direction de Marie-Sophie Ferdane, Gilles Chavassieux, David Mambouch ou David Jauzion-Graverolles, et met en scène Alladine et Palomides, La Mort de Tintagiles de Maeterlinck au Théâtre des Marronniers de Lyon en 2007, ainsi que Loin de Nedjma d’après Kateb Yacine et Ismaël Aït Djafer au Centre dramatique national de Valence en 2009. En 2006, à 25 ans, il écrit sa première pièce, Suspendue, et reçoit la bourse d’encouragement du Centre national du théâtre. En 2009, au Jeune théâtre national et à Naxos-Bobine, il met pour la première fois en scène l’un de ses textes, L’Enfant silence. En mai 2010, il est reçu en résidence au Centre national des écritures du spectacle, Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon. Il y écrit en partie Le Passage de la comète, qu’il met en scène en 2012 au Studio-Théâtre de Vitry. En 2012-2013, il est auteur associé au Centre dramatique de Normandie – Vire, où il écrit et met en scène Cinq jours par semaine. Il travaille en ce moment à une nouvelle création Métropole, qu’il présentera à La Virgule la saison prochaine et dont le texte vient de recevoir, le Prix des journées de Lyon des auteurs de Théâtre. Il travaille également à un ensemble de petites formes philosophiques d’intervention autour des Dialogues de Platon.

Roland Schimmelpfennig

Auteur de théâtre allemand, né en 1967 à Göttingen.
Journaliste et auteur indépendant à ses débuts, il commence des études de mise en scène à Munich, à l’école Otto-Falkenberg. D’abord assistant à la mise en scène aux Kammerspiele de Munich avant d’y devenir dramaturge, il voit ses premières pièces récompensées par de nombreux prix dramatiques, comme le prix Else Lasker-Schüler pour Poisson pour poisson (Fisch um Fisch) en 1997, puis le prix Nestroy du meilleur espoir en 2002 avec Push Up, et celui de la meilleure pièce pour Visite au père (Besuch bei dem Vater) en 2009. Le Dragon d’or (Der goldene Drache), est élue pièce de l'année en 2010 par la revue Theater Heute.
Il est dramaturge et conseiller artistique à la Schaubühne de Berlin de 1999 à 2001, sous la direction de Thomas Ostermeier. Actuellement l’un des auteurs de théâtre les plus réputés et joués d’Allemagne, il travaille désormais comme auteur indépendant et écrit essentiellement des textes de commande pour les théâtres (le Staatstheater de Stuttgart et d’Hanovre, le Schauspielhaus d’Hamburg, le Burgtheater de Vienne ou encore le Deutsches Theater berlinois).
Dans des textes plus anciens, comme La Femme d’avant ou Push Up, se manifestait déjà une esthétique de la circularité, faite de retours en arrière, de bonds en avant et de rebondissements. Ses toutes dernières productions telles que Les quatre points cardinaux, L’enfant volant (2013) ou Solstice d’hiver (Wintersonnenwende) et L’Eau noire (Das schwarze Wasser) en 2014 accentuent ce phénomène qui devient même un principe dramaturgique fondamental, à côté de l'irruption du merveilleux ou du mélange entre dialogues et didascalies. Dans chacune de ses pièces, il dit explorer une nouvelle manière de raconter, en habile "technicien de la narration".