Je la comprends, mais je la déteste

Mariama, jeune comédienne d’origine réunion- naise et comorienne, incarne Joséphine Baker dans un spectacle supposé anti-raciste.

Un soir de représentation, n’y tenant plus, Mariama s’échappe du théâtre. Elle revient sur des moments de sa vie intime, de son enfance à son métier, mais aussi sur le parcours de Joséphine Baker, sur son incarnation du fantasme colonial sur scène, sur sa tentative d’exister dans cette époque où les expositions universelles racistes faisaient le plein.

Dans un seule en scène percutant, la comédienne Kaïnana Ramadani démêle cette histoire entre la France, l’océan Indien et les États-Unis, entre la ségrégation et les stéréotypes exotisants.

Cette création, co-écrite avec la metteuse en scène Azani V. Ebengou, articule intelligemment autofiction et recherche historique. Mêlant le créole et le français, la pièce explore tous les enjeux d’un héritage complexe et douloureux. Elle laisse aussi entrevoir, avec dignité et délicatesse, un chemin d’émancipation pour des jeunes artistes d’aujourd’hui.

Distribution

texte Kaïnana Ramadani et Azani V. Ebengou | mise en scène Azani V. Ebengou | avec Kaïnana Ramadani | scénographie Shehrazad Dermé assistée de Sarah Masneri | création lumière Martín Barrientos et Michel Abdallah | création son Sagi Jacquin avec la complicité de Pamela Monteiro Teixeira aka DJ Pompompom | régie lumière Martín Barrientos | régies plateau et son Sagi Jacquin | regard extérieur Lauryne Lopes de Pina | costumes Shehrazad Dermé, Emma Euvrard et Valentine Issanchou | voix enregistrée George Cizeron* | © Aurélie Rivierez aka flinalune 

* issu de L’École de la Comédie

production Cie les Pleureuses de feu | coproduction La Comédie de Saint-Étienne – CDN ; Le théâtre des Pénitents, Montbrison

administration de production Héloïse Chabert | aide à la diffusion Héloïse Gaubert | spectacle répété à La Comédie de Saint-Étienne – CDN | avec le soutien du Théâtre National Populaire de Villeurbanne, du Centre culturel du Château de Goutelas, du Chok Théâtre, de l’association Wombat et de l’ENSATT | un projet lauréat de la Bourse Première Fois de l’Adami

Autour du spectacle

rencontre en bord de scène | mer. 13 nov. à l’issue de la représentation