La Comédie de Saint-Étienne
La Comédie de Saint-Étienne
La Comédie de Saint-Étienne

La Comédie se mobilise

L'équipe de La Comédie et les étudiant·es de L'École rejoignent le mouvement national !
En réponse à l’appel national à la grève, une grande partie de notre personnel permanent et intermittent, les étudiant·es de L'École et les équipes artistiques accueillies à La Comédie de Saint-Étienne se mobilisent : nous serons présent·es au cortège du jeudi 5 novembre à 10 h 30 devant la Chambre du Commerce et de l’Industrie, et ce même jour, la représentation de L'hors-présence ou chimères du pays de Morsan sera annulée.

Cher public,

La Comédie de Saint-Étienne,
Votre théâtre,
Notre théâtre,
affronte aujourd’hui une situation grave.

Alors que nous aurions dû nous préparer à célébrer les quatre-vingts ans de cette magnifique maison, nous voilà aujourd’hui réduits à nous demander à quoi ressemblera notre théâtre dans un an…
Les coupes brutales dans les financements publics infligées au cours de l’année 2026 vont s’aggraver encore en 2027. Elles conduiront mécaniquement à une réduction d’activité absolument inédite dans l’histoire de La Comédie, déjà amorcée cette saison.

En 2027/2028, il est à craindre :

  • une division par deux du nombre de spectacles proposés
  • une fermeture temporaire du théâtre à l’automne 2027
  • une mise au chômage technique des équipes de La Comédie

Cela même alors que notre théâtre est plein, alors que son action est chaque jour plébiscitée par vous, publics et artistes, habitantes et habitants de notre territoire.

La Comédie n’est évidemment pas un cas isolé : tout le secteur culturel subit aujourd’hui de plein fouet les coupes systématiques dans les budgets publics.
Tout comme les écoles, les collèges, les lycées, les universités, les hôpitaux, les services sociaux, les tribunaux, l’ensemble des services publics qui sont tous au bord de la rupture aujourd’hui.

Nous sommes sidéré·es par cette violence décomplexée qui détruit les cadres de notre vie en commun. Nous n’acceptons pas un tel projet de société.

La jeunesse a ouvert la voie, et il est temps de la rejoindre. Il est temps de dire à ses côtés qu’une société ne peut préparer l’avenir en maltraitant ses propres enfants, qu’il n’est pas trop tard, que nous pouvons encore réparer les lieux de l’éducation, de la formation et de la recherche, les lieux du soin et de l’accueil, les lieux de l’art et de la pensée, qui sont essentiels à nos vies.

L'équipe de La Comédie et les étudiant·es de L'École