La Comédie de Saint-Étienne
La Comédie de Saint-Étienne
La Comédie de Saint-Étienne
Françoise Dô

Présentation

Autrice, metteuse en scène et comédienne, Françoise Dô se forme à l’art dramatique aux Cours Florent. En 2016, elle fonde la compagnie Bleus et Ardoise avant d’entamer l’année suivante un compagnonnage au sein de Tropiques Atrium – Scène nationale de Martinique (2017-2020). Elle met en scène son premier texte, Aliénation(s), en 2017. Son deuxième texte À PARTÉ est lauréat du programme Écritures de la Cité internationale des Arts de Paris en 2018. Elle déploie une écriture tout en délicatesse, et un univers esthétique où seuls la lumière et le son, la musique et les chants habillent l’espace.

Entre 2019 et 2023, elle collabore à plusieurs événements d’envergure en tant qu’autrice et metteuse en scène (associée au Festival Passage de Metz, collaboration au projet Intérieur(s) au CDN de l’océan Indien, séminaire à la Sala Beckett de Barcelone, etc.), elle répond aussi à de nombreuses commandes d’écriture, dont celle de Théâtre Ouvert – Centre national des dramaturgies contemporaines avec son texte À la brune.

Artiste de La Fabrique depuis 2021, elle présente à La Comédie Juillet 1961, une pièce qui suit le destin de trois personnages dans l’Amérique ségrégationniste des années 60 et crée en 2024, Reine Pokou, son premier spectacle jeune public adapté du roman de Véronique Tadjo.

Question(s) à Françoise Dô

Après la création de Reine Pokou à La Comédie de Saint-Étienne, le spectacle a été présenté en Côte d’Ivoire, quels souvenirs en gardes-tu ?

« Alvie, Yasmine et Rita incarnent vraiment la reine Pokou ! » C’est ce que je me suis dit ce soir-là. Après deux chaleureuses représentations à l’Institut français d’Abidjan, nous sommes arrivé·es à Bouaké, jambes tremblantes et coeurs palpitants à l’idée de présenter au public notre version de leur histoire, mythe fondateur de la Côte d’Ivoire. Sept ans s’étaient écoulés entre le moment où j’avais tenu entre mes mains le roman de Véronique Tadjo et le jour où nous présentions Reine Pokou en territoire baoulé, berceau de cette histoire. Non loin, il y avait la forêt sacrée où vivent encore les descendant·es d’Abla Pokou.

Nous avons été accueilli.es par les instances politiques de la ville et par les ambassadeurs de Guinée-Bissau, la pièce inaugurait la réouverture du centre culturel Jacques Aka. La salle était comble, composée d’un public très familial. J’avais des doutes, peut-être que je m’étais trompée, que c’était trop contemporain, pas assez conte… ? À l’instant où Alvie dit « Vous qui êtes assemblés ici, saluez cet enfant, grâce à lui un royaume puissant se lèvera ! », quelques personnes ont commencé à se lever, puis la salle entière était debout acclamant et applaudissant. Les comédiennes très émues ont dû s’arrêter pour laisser place à la ferveur.

Un moment inoubliable. J’ai bien écrit un conte…

La presse en parle

Juillet 1961

« Ici, pas de dialogues, pas de situations jouées, pas d’échanges formalisés entre les personnages, mais des pages de littérature qui sont la matière d’un théâtre-récit polyphonique. Les corps, cependant, ont toute leur place sur scène. »
La Terrasse | Manuel Piolat Soleymat | Lire l'article

Saisons passées