La Comédie de Saint-Étienne
La Comédie de Saint-Étienne
La Comédie de Saint-Étienne

Élise Chatauret et Thomas Pondevie

Présentation

Élise Chatauret et Thomas Pondevie partagent le goût des rencontres, une grande curiosité et l’amour des aventures collectives.

Depuis 10 ans, le duo fabrique des spectacles à partir d’enquêtes, d’immersions et d’entretiens qui abordent des grands sujets de société comme la fin de vie avec le spectacle À la vie ! ou la notion de violence avec Les Moments doux présenté à La Comédie en 2023. Leur prochaine création 2026 abordera la question du désir à l’ère post #MeToo.

Formée pour l’une, au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique et pour l’autre, au Théâtre National de Strasbourg, leur démarche est centrée sur la déconstruction des images toutes faites du réel et ancrée dans les problématiques de la société contemporaine.

Tous·tes deux aiment dire que le théâtre est un outil de compréhension du monde et que leur travail consiste à provoquer des rencontres entre des mondes qui ne se connaissent pas.

Question(s) à Élise Chatauret et Thomas Pondevie

Avec Nos Corps désirants, vous abordez la question du désir dans des sociétés où les rapports de genre sont bouleversés. Comment avez-vous traité cette question ? Comment ce spectacle s’est-il écrit et à partir de quels matériaux ?

Nous avons abordé la question à partir de l’histoire de l’art. D’après quelles œuvres et quelles représentations – picturales, musicales, littéraires – avons-nous construit notre rapport au désir ? Ainsi, le spectacle s’écrit à partir de la mémoire que nous avons d’un certain nombre d’œuvres et questionne comment cet héritage est actif dans nos corps.

Pour cela, nous travaillons avec Sylvain Huc, chorégraphe, qui coécrit avec nous le spectacle, engageant un travail très important sur le corps des interprètes. Nous convoquons des images, mais aussi des mélodies fantômes qui s’invitent comme par effraction, nous rappelant telle ou telle parole que nous chantions sans parfois entendre ce que nous disions.

Nous héritons d’un patrimoine artistique où le viol, mais aussi la pédophilie sont des motifs récurrents. L’ère post #MeToo que nous traversons nous permet de voir et d’entendre une violence qui ne parvenait pas jusqu’à nous. Cette histoire et ce patrimoine sont les nôtres et nous allons devoir composer avec. Mais comment inventer la suite et recomposer un paysage avec cet héritage, dans l’art mais surtout dans nos corps et nos imaginaires ? Comment rendre de nouveau le désir désirable ? Telle est notre question !

Quelle est votre chanson d’amour préférée ?

Nous sommes très sensibles à toute une nouvelle génération de chanteuses qui inversent les paradigmes et se mettent à chanter leur amour de l’homme ou du corps masculin, en miroir de la manière dont les chanteurs ont, pendant des décennies, réifié le corps de la femme. On pense aussi à Yoa, Angèle, Circé Deslandes, Les Vulves assassines… qui chantent le désir féminin avec des mots parfois crus, souvent drôles, et inventent de nouveaux récits qui manquaient !

Saison 26|27

La presse en parle

À la vie

« À l’intersection de l’intime et du politique, Élise Chatauret interroge le droit de choisir le moment de sa mort. En faisant le pari du théâtre comme lieu de prise en charge de sa représentation, elle compose un puissant hymne à la vie. »
Le Club de Mediapart | Guillaume Lasserre | Lire l'article

« Depuis la légèreté du jeu jusqu’à la gravité des enjeux éthiques, elle façonne avec ses touchants comédiens une ode à la vie autant qu’au théâtre. »
La Terrasse | Agnès Santi | Lire l'article

Saison passées